Les-escargots-n’ont-pas-mangé-toutes-nos-lettresBrigitte et Françoise s'écrivent depuis leur enfance jusqu'à nos jours. Elles deviennent amies au fur et à mesure de leurs lettres et en commençant par de petits secrets, bien plus que des confidences. Les mamans relisent les premiers courriers pour éviter les fautes d'orthographe, ce qui se faisait bien souvent à l'époque mais laisse planer le doute sur les secrets échangés ! Peu importe, je me prends à aimer leurs vies, leurs plaisirs, leurs malheurs, leurs façons de les sublimer et, petit à petit, on se prend au jeu d'en savoir plus et d'en profiter pour suivre l'histoire de la France des années 50 à 2000. On trouve ces auteures belles avec leurs amours, leurs voyages et je rie et je pleure avec elles. Est-ce de l'identification ? Je ne crois pas car ces histoires sont les leurs et pourtant on les vit. Bref, un bonheur à partager !

Faut-il ajouter que Brigitte est aussi chercheure en sciences humaines, que Françoise est journaliste, que leur écriture est fluide sans se rendre compte qu'elles sont des professionnelles ? Quand j'entends Brigitte, une collègue, parler de son livre, je la sens plus fière de cette oeuvre que de n'importe quel article scientifique et je la comprends.

Aller, vite vite, aux éditions de l'amandier, "les escargots n'ont pas mangé toutes nos lettres", un clin d'oeil aux petits paquets que nous faisons toutes de nos courriers chéris pour un avenir incertain. Grâce à Brigitte et Françoise, on sait maintenant à quel point le roman épistolaire mérite le succès qu'elles obtiennent. A suivre de près, d'autant qu'elles multiplient les lectures publiques, à Paris, pour mon plus grand malheur de valencienne inconditionnelle.

(Voir aussi quelques belles critiques des agents littéraires)