liste à cocherIl y a un mois peut-être, un vendredi, je me promenais sur la plage en (et voilà, j'ai le mot en espagnol – disfrutando, quel beau verbe ! – et l'expression française m'échappe) ce plaisir d'avoir terminé mes tâches de la semaine. Moment rare. Ensuite ce fut les vacances. Pas mal non plus : amis, famille, désespoirs à juguler de part et d'autres et l'histoire finit bien. Sans commentaires. Ah si, une bricole, un mélange de désagrément et de joie : je dois déposer les enfants à l'avion et leur papa les récupère à l'arrivée. Ça c'est la théorie. Mais une fois à l'aéroport, on a beau fouillé dans toutes nos affaires, impossible de mettre la main sur les cartes d'identité. Je passe finalement un coup de fil à Ernest et oui, il a bien les papiers. Gloups. On court partout tenter de passer la sécurité mais non, c'est interdit. J'appelle Alphonse chez qui je dois passer deux jours pour savoir si je peux débarquer avec mes monstres. Il est 21h, on est dimanche. Pas de souci. De son côté Ernest s'occupe de nous faire parvenir les cartes. Taxi, 140 euros. Gros dodo et attente. Deux jours. Le plus drôle dans l'aventure est la réaction des enfants : Minou saute de joie à l'idée de louper l'école et Bolide désespère d'avoir à récupérer ces cours. Comme un bug n'arrive jamais seul, une fois chez les potes, la machine à laver est en panne et bien entendu, les gosses n'ont plus rien de propre à se mettre. On découvre ainsi la ville sous un autre jour en cherchant le lavomatic local. Sinon, on mange comme des rois et je n'ai pas le temps de préparer mes réunions, youpi ! Quand les enfants repartent, j'attrape la grippe et plonge dans une sorte de coma qui m'empêche, décidément, d'avancer sur mon travail. Je fais au mieux (au moins pire). Paris, réunions, concertations, nouveau congrès, nouvelle organisation, etc. Pas de quoi en faire un fromage, ça m'occupe et c'est agréable de retrouver les collègues.

De retour à V. (sans encombre, oui oui ça arrive), encore des réunions pour les associations locales. J'en profite pour déjeuner avec Olga, ma supère amie avec qui je partage complicité, contraintes et p'tits boulots. On a toutes les deux des velléités d'arrêter de fumer alors personne n'a de cigarettes. Je propose de prendre le café à la maison où nous attend aussi mon tabac. Petit souci, j'ai vraiment diminué ma consommation de clopes et le tabac est tout sec. Qu'à cela ne tienne, j'expliquer à Olga le truc de la carotte : on en met un bout pour l'humidifier et le tour est joué. Ni trop, ni trop peu. Olga, perplexe et amusée propose de passer chez elle chercher des carottes. Pas la peine, le supermarché est sur notre route. Nous voilà donc, hilares, achetant un paquet de carottes à 58 centimes, cadeau de ma copine. Expérience débilitante, réjouissante et sans conséquence, la vie au quotidien quoi ! Depuis, mon agenda se remplit de tâches qui n'en finissent pas, je désespère...